Publié le 30/07/2025 dans Parenthèse Lifestyle
Il y a deux types de personnes dans ce monde : celles qui planifient leur dimanche comme un général prépare une bataille, et celles qui considèrent ce jour comme une œuvre d’art de la procrastination assumée.
Je fais partie de la deuxième catégorie.
Après une semaine à courir partout, à répondre aux mails, à faire semblant d’être un adulte responsable, le dimanche, j’ai décidé de baisser les armes. Et vous savez quoi ? C’est devenu mon jour préféré de la semaine.
Alors aujourd’hui, je vous emmène dans les coulisses de ma routine dominicale. Spoiler : c’est tout sauf sportif.
🌅 Le réveil (ou pas)
9h30. C’est l’heure magique. Pas de réveil qui hurle, pas de course contre la montre. Juste mes yeux qui s’ouvrent naturellement, et cette délicieuse sensation de savoir que je n’ai nulle part où aller.
Je reste au lit exactement 12 minutes de plus. Pourquoi 12 ? Aucune idée, mais c’est devenu un rituel. Je regarde le plafond, j’écoute les bruits de la ville qui se réveille doucement, je pense à tout et à rien.
Petite confession : parfois, je consulte mon téléphone. Je sais, c’est mal, mais Instagram du dimanche matin, c’est différent. C’est moins agressif, plus doux.
☕ Le café cérémonial
9h45. L’heure du café. Mais pas n’importe lequel. Le dimanche, j’ai le temps de faire les choses bien. Mouture fraîche, eau à la bonne température, et cette petite danse matinale autour de ma cafetière qui me met de bonne humeur.
Je le bois dans MA tasse. Vous savez, celle qu’on garde précieusement, celle qui rend le café meilleur. La mienne, c’est un cadeau d’une amie, couleur terracotta, avec une petite ébréchure sur l’anse qui la rend unique.
🛏️ L’art de traîner
10h-11h30. C’est là que la magie opère. Je ne m’habille pas. Enfin si, mais pyjama propre maximum. Je m’installe dans mon canapé avec une couverture (sauf l’été bien sûr !) et je… ne fais rien.
Enfin, « rien » entre guillemets. Je lis quelques pages d’un livre, je regarde par la fenêtre, je réfléchis à ce que je vais cuisiner, je rêvasse. C’est mon moment de méditation version paresseuse.
Le secret : j’ai banni la culpabilité. Cette petite voix qui dit « tu pourrais ranger », « tu devrais faire ceci ou cela »… Le dimanche, elle n’a pas le droit de parole.
🍳 Le petit-déjeuner qui n’en est plus un
11h30. Techniquement, c’est plutôt un brunch. Œufs brouillés crémeux, pain grillé, avocat si j’ai été prévoyante (spoiler : pas toujours). Et surtout, je prends le temps. Je mange lentement, je savoure, je regarde dehors.
Musique de fond obligatoire : playlist « Sunday Mood » – mélange éclectique de jazz doux, indie folk et cette chanson française que personne ne connaît mais qui me file le sourire.
📚 L’heure de la lecture
12h30-14h. C’est le moment où je me love avec un livre. Pas forcément le dernier prix Goncourt, parfois juste un roman feel-good qui ne demande pas trop de neurones.
Position favorite : allongée sur le canapé, pieds surélevés, couverture remontée jusqu’au menton. Bon, parfois je m’endors, mais c’est tout l’art de la sieste littéraire !
🍲 Cuisine intuitive
14h-15h. J’ai faim, donc je cuisine. Mais le dimanche, pas de recette compliquée. J’ouvre le frigo, je regarde ce qui me fait envie, et j’improvise. Mes meilleurs plats sont nés un dimanche après-midi, dans cette liberté totale.
Règle d’or : si ça demande plus de 3 casseroles, c’est pour un autre jour.
🎨 Parenthèse créative
15h30-17h. C’est mon moment « inspiration ». Parfois j’écris, parfois je sculpte « mal », parfois je réorganise un coin de mon appartement juste pour le plaisir. C’est le moment où les idées viennent naturellement, sans pression.
Dimanche dernier, j’ai passé une heure à réorganiser ma bibliothèque par couleurs. Totalement inutile, totalement satisfaisant.
🌅 Fin de journée en douceur
17h-19h. Douche longue (très longue), tisane, préparation en mode slow motion pour la semaine qui arrive. Je choisis mes vêtements du lendemain, je range un peu, je prépare mon sac.
Mais tout ça sans stress, avec cette sérénité du dimanche qui flotte encore dans l’air.
🌙 Le bilan
19h. Je regarde ma journée et je me dis que j’ai été parfaitement improductive selon les standards classiques. Et c’est exactement ce que je voulais.
Parce que le dimanche, ce n’est pas fait pour être efficace. C’est fait pour se reconnecter avec soi, pour ralentir, pour se rappeler que la vie, ce n’est pas que la course du quotidien.
Et vous, à quoi ressemble votre dimanche parfait ?
Êtes-vous team « to-do list du dimanche » ou team « pyjama jusqu’à 15h » ? J’ai une tendresse particulière pour ceux qui, comme moi, ont fait de la procrastination dominicale un art de vivre.
Racontez-moi vos petits rituels du dimanche dans les commentaires. J’adore découvrir les différentes façons de ne rien faire !
M.P.

